Idiomes chinois 中国成语


Les idiomes chinois ou chengyu en chinois, sont un héritage inestimable et profondément enraciné dans la culture traditionnelle en Chine, rendant la langue chinoise plus puissante, plus fonctionnelle et donc plus fascinante. En 500 ans de culture traditionnelle chinoise, ils sont devenus les bijoux étincelants de la langue chinoise. À la fois concis, vifs, expressifs, ils représentent aussi une amoncèlement de faits historiques et de riches cultures ethniques. Ils nous permettent de mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse éminente et sa langue éternelle. Profonds dans leur contenu, les idiomes chinois se résument à une phrase succincte ou une expression figurative qui est généralement largement comprise en raison de son usage ordinaire. La plupart des idiomes sont constitués de quatre caractères chinois. On estime à 30.000 les idiomes répertoriés durant l’histoire chinoise. Parmi eux, le plus récent remonte à la période des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.). Différents livres présentent des collections variées d’idiomes les plus usuels et populaires utilisés dans la vie quotidienne. Par exemple, le Dictionnaire des idiomes chinois par Song Yongpei, publié en 2.000, contient quelques 1.000 idiomes. De nombreux idiomes proviennent de contes classiques du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme. Les enseignements de ces trois religions ont produits un riche et profond système de valeurs qui se sont établis comme les principes moraux de la culture traditionnelle chinoise, telle que la vénération pour le divin, la bienveillance, la droiture, la bienséance, la sagesse. Comparé avec la définition de «idiome» en français, les idiomes chinois portent plus de couleurs historiques et davantage d’allusions historiques, particulièrement ceux dérivés des fables et des légendes. En fait, c’est difficile de trouver exactement des équivalents en français ou dans d’autres langues pour ces idiomes qui décrivent et représentent beaucoup plus à travers l’analogie.

Ajouter des pattes au serpent (画蛇添足)

"Ajouter des pattes au serpent que l'on vient de dessiner": Faire du zèle, le mieux est l'ennemi du bien.

L'origine de ce ChengYu remonte au IIIème Siècle avant JC, il décrit comment en faire trop peut gâcher une belle chose. Ainsi, un groupe d'amis participait à un concours de peinture consistant à peindre un serpent le plus rapidement possible pour se voir récompensé par une jarre de vin. Le plus rapide d'entre eux voulut affiner sa peinture en dessinant des pattes à son serpent et fût ainsi disqualifié par ses amis, considérant à raison qu'il n'avait pas dessiné l'animal souhaité.


L’ultime touche ajoutée sur le dessin d’un dragon 画龙点睛

À l’opposé du proverbe signifiant «Dessiner un serpent en lui rajoutant des pieds»,


l’expression «L’ultime touche ajoutée sur le dessin d’un dragon» est utilisée pour exprimer l’idée qu’on arrive au point principal, la partie qu’il faudra mettre en évidence. Cela se réfère littéralement au moment où, lorsqu’on dessine un dragon, on lui rajoute ses yeux.

Durant la dynastie du Sud (420-589 ap. J.-C.), il y avait un grand artiste du nom de Sengyou Zhang. Il était connu pour ses bonnes compétences en peinture. Toutes ses peintures étaient comme vivantes.

Un jour, il fut invité à peindre deux dragons au temple. Il ne fallut pas longtemps à Sengyou Zhang pour finir un ouvrage représentant quatre dragons inachevés sur le mur. Au bout d’un petit moment, les badauds commencèrent à soupirer les uns les autres en se demandant pourquoi les dragons avaient été laissés sans les yeux.

Sengyou Zhang répondit alors : « C’est facile pour moi de rajouter des globes oculaires aux dragons, mais si je le fais, le dragon va prendre vie et s’envoler ».

Le spectateur pensa qu’il plaisantait et ne le crut pas. Sengyou Zhang ajouta donc rapidement deux points sur deux des dragons. Soudain ces points tonnèrent et s’allumèrent. Les deux dragons prirent instantanément vie et s’élevèrent dans les cieux. Les deux autres dragons, sans pupilles, étaient toujours là sur le mur.

L’expression « L’ultime touche ajoutée sur le dessin d’un dragon » se réfère au fait de rajouter quelques mots dans une phrase pour en venir au fait. C’est utilisé pour décrire les bons résumés et les bonnes lignes d’un article.

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